En bref : une seule fréquence est imposée par le Code du travail : le nettoyage et la désinfection des toilettes et urinoirs au moins une fois par jour (article R4228-13). Pour le reste, corbeilles et espaces de pause se traitent généralement à chaque jour d’occupation ; les postes de travail et circulations de une à plusieurs fois par semaine selon le nombre de personnes ; les vitres et moquettes à un rythme périodique. La bonne fréquence dépend de l’effectif présent, du trafic, des revêtements et de l’image que les locaux doivent donner.
Choisir une fréquence trop faible fait rapidement baisser l’hygiène perçue par les équipes ; une fréquence trop élevée paie des passages inutiles. Ce guide propose une méthode pour dimensionner un contrat d’entretien de bureaux zone par zone plutôt qu’en un seul chiffre.
Ce que dit la réglementation
Le Code du travail impose à l’employeur de maintenir les locaux de travail dans un état constant de propreté et d’hygiène (article R4224-18). Pour les toilettes, il est précis : l’employeur fait procéder à leur nettoyage et à leur désinfection au moins une fois par jour (article R4228-13). Pour les autres zones, il ne fixe pas de nombre de passages : c’est à l’entreprise d’organiser un entretien suffisant compte tenu de l’usage des locaux.
Raisonner zone par zone
Sanitaires
Ce sont les zones les plus sensibles : elles concentrent les remarques des collaborateurs et les risques d’hygiène. Le Code du travail impose au moins un nettoyage et une désinfection par jour des cabinets d’aisance et urinoirs (article R4228-13), avec réapprovisionnement des consommables. Notre protocole de nettoyage des sanitaires en entreprise détaille les étapes. Dans des locaux très fréquentés (accueil du public, grand effectif), un second passage en cours de journée peut se justifier.
Espaces de pause et kitchenettes
Plans de travail, éviers, micro-ondes, réfrigérateurs partagés et tables se salissent vite et attirent les nuisibles s’ils sont négligés. On les traite en général au même rythme que les sanitaires, avec un nettoyage plus complet du réfrigérateur et des appareils à une fréquence hebdomadaire ou mensuelle, à convenir avec les équipes pour ne pas jeter des aliments.
Corbeilles
Le vidage des corbeilles suit le rythme d’occupation. Avec des points de tri centralisés et moins de corbeilles individuelles, cette tâche peut être allégée ; c’est un levier fréquent d’optimisation.
Sols
Les halls d’entrée et circulations principales reçoivent la majorité des salissures apportées de l’extérieur. Ils demandent un rythme plus soutenu que les bureaux individuels. Les moquettes se dégradent plus vite si elles ne sont pas aspirées régulièrement : les particules abrasives usent les fibres. Un nettoyage en profondeur (injection-extraction) complète l’aspiration à un rythme périodique, selon l’usure : voir notre page de nettoyage de moquettes et tapis.
Postes de travail
Le dépoussiérage des bureaux ne se fait que sur les surfaces dégagées, sans déplacer les documents. Une fréquence hebdomadaire suffit souvent, plus élevée en open space partagé ou en flex office, où les postes changent d’occupant.
Vitres
Les vitres ont une fréquence à part : les portes vitrées et parois intérieures marquées de traces de doigts se font souvent chaque semaine, alors que les faces extérieures se traitent de façon périodique, parfois avec des moyens d’accès spécifiques. Voir notre page sur le nettoyage des vitres de vos locaux.
Les critères qui font varier la fréquence
- L’effectif réellement présent. Avec le télétravail, l’effectif contractuel et l’effectif présent diffèrent. Raisonnez sur les jours de forte présence.
- L’accueil du public. Un cabinet qui reçoit des clients a besoin d’un accueil et de sanitaires impeccables à l’ouverture.
- Le type de sol. Moquette claire, sol souple, carrelage : chacun marque différemment.
- L’environnement. Un rez-de-chaussée sur rue, un chantier voisin ou un parking souterrain apportent plus de poussière.
- Les exigences sanitaires particulières (locaux médicaux, préparation alimentaire) : elles relèvent de protocoles spécifiques à définir avec le prestataire.
Trois configurations types
Ces exemples servent de point de départ à la discussion, pas de norme :
- Petit bureau de quelques personnes, sans public : un passage quotidien court pour les sanitaires, comme l’exige le Code du travail, et un à deux passages par semaine pour la cuisine, les corbeilles et les sols, avec un nettoyage des vitres intérieures périodique.
- Plateau d’une vingtaine à une cinquantaine de personnes présentes chaque jour : passage quotidien pour sanitaires, espaces de pause, corbeilles et circulations, rotation hebdomadaire sur les postes de travail et les salles de réunion.
- Locaux recevant du public : passage quotidien avant l’ouverture, éventuellement complété par une remise en ordre des sanitaires en cours de journée.
Exemple de planning pour un plateau occupé tous les jours
Voici à quoi peut ressembler un planning pour un plateau d’une trentaine de personnes présentes du lundi au vendredi, avec deux blocs sanitaires, une kitchenette et un open space moquetté. Il sert à illustrer la méthode, pas à fixer une norme :
| Zone | Lundi à vendredi | Une fois par semaine | Périodique |
|---|---|---|---|
| Sanitaires | Nettoyage, désinfection, consommables | Détartrage, faïence complète | — |
| Kitchenette | Plans, évier, tables, sol | Micro-ondes, façades | Réfrigérateur, avec accord des équipes |
| Corbeilles et tri | Vidage | Lavage des bacs | — |
| Accueil et circulations | Sols | Portes vitrées, traces | Plinthes, luminaires |
| Open space | Aspiration des passages | Aspiration complète, postes dégagés | Injection-extraction de la moquette |
| Salles de réunion | Remise en ordre | Dépoussiérage, sols | — |
| Vitres | — | Faces intérieures marquées | Faces extérieures |
Le même plateau en télétravail trois jours sur cinq pourrait garder le rythme quotidien sur les sanitaires les jours de présence et passer à un rythme bi-hebdomadaire pour le reste.
Les signes qu’une fréquence est mal réglée
- Sanitaires en rupture de papier ou de savon avant la fin de journée : fréquence ou réapprovisionnement insuffisants.
- Corbeilles pleines entre deux passages : trop de corbeilles individuelles ou passage trop espacé.
- Moquette qui se ternit dans les passages : aspiration pas assez fréquente.
- Zones jamais sales à chaque passage (salles peu utilisées, archives) : fréquence à réduire au profit d’autres zones.
- Plaintes concentrées le lundi matin ou en fin de semaine : décalage entre le planning et les jours de forte présence.
Ajuster la fréquence après le démarrage
La première fréquence choisie est une hypothèse. Après quelques semaines, faites le point avec l’interlocuteur du prestataire : quelles zones restent sales entre deux passages, lesquelles sont propres sans intervention ? Il est souvent plus efficace de moduler par zone (sanitaires quotidiens, bureaux deux fois par semaine) que d’augmenter la fréquence globale.
Le créneau compte autant que le rythme : un passage le soir ne produit pas le même résultat perçu qu’un passage le matin avant l’arrivée des équipes. Précisez donc vos horaires d’occupation dans la demande pour choisir le créneau avec le prestataire. Pour formaliser le tout, reprenez la méthode du cahier des charges de nettoyage de bureaux, puis transmettez votre demande à DADA Service.
Repères du marché
Ces chiffres sont des moyennes du marché français ou des repères réglementaires publiés par des tiers. Ils ne décrivent pas les tarifs ni les pratiques de DADA Service, dont les prix sont fixés par devis selon sa grille.
- Réglementation : les locaux de travail et leurs annexes doivent être régulièrement entretenus et nettoyés (source : Code du travail, article R4224-18).
- Réglementation : les cabinets d’aisance et urinoirs doivent être nettoyés et désinfectés au moins une fois par jour (source : Code du travail, article R4228-13).
- Moyenne du marché : l’entretien courant de bureaux revient à 1,50 à 4 € HT par m² et par mois, l’écart dépendant surtout de la fréquence des passages (source : Accecit, prix d’une prestation d’entretien de locaux professionnels).
Questions fréquentes
Existe-t-il une fréquence de nettoyage obligatoire pour des bureaux ?
Pour les toilettes, oui : au moins un nettoyage et une désinfection par jour (article R4228-13 du Code du travail). Pour le reste des locaux, le Code impose un état constant de propreté (article R4224-18) sans fixer de nombre de passages.
Un seul passage par semaine suffit-il ?
Pour les bureaux, postes et sols d’un petit site peu occupé, parfois. Pas pour les toilettes : elles doivent être nettoyées et désinfectées au moins une fois par jour. Il faut donc prévoir un passage quotidien court sur les sanitaires.
Peut-on avoir des fréquences différentes selon les zones ?
Oui, et c’est souvent la solution la plus juste : sanitaires et espaces de pause à chaque jour d’occupation, postes de travail moins souvent, vitres et moquettes en périodique.
Le télétravail permet-il de réduire la fréquence ?
Il peut permettre de réduire les passages les jours de faible présence. Il faut raisonner sur les jours réellement occupés et garder les sanitaires propres dès qu’ils sont utilisés.